Résumé
Réalisation : Pierre Herrmann et Pascal Moret
Production : universcience, 2010
Elles sont des centaines d'espèces multicolores une beauté fascinante et en plus elles sont peut être l'avenir de votre voiture: Les micro -algues d'infimes végétaux aquatiques qui représentent un veritable trésor pour les scientifiques, leur rendement est exceptionnel elles pourraient devenir demain le biocarburant de 3ème génération.
En France tout commence à Nantes au Coeur de l'Institut Français de Recherche et d'Exploitation de la Mer; C'est ici que sont cultivées parmis les premières au monde une trentaine d'espèce de micro-algues . Le maitre des lieux c'est Jean-Pierre Cadoret responsable du laboratoire physiologie et biotechnologie des algues. Son trésor pour l'instant tient dans une seule main.
JP Cadoret
Ce que je tiens là c'est un petit flacon qui contient de d'huile d'algues.
Alors évidement c'est extrait à l'échelle de notre laboratoire, mais il suffit d'extrapoler à des cultures plus conséquentes en biomasse et donc on peut obtenir de l'huile de micro algues.
Avant d'obtenir l'huile miraculeuse tout commence derrière un microscope. Invisibles à l'oeil nu, les algues doivent être patiemment débusquées et les voici les petits batonnets de rien du tout. Alors comment leur faire cracher de l'huile?
JP Cadoret
Si c'est pour les biocarburants notre preoccupation c'est de trouver des algues qui font beaucoup d'huile voir d'augmenter leur capacité à faire des huiles donc on va sélectionner des algues sur ces critères. Bien entendu, il faut qu'elles aient des rendements de production compatible avec une industrialisation future donc notre travail c'est de sélectionner et une fois qu'on a sélectionné, de mettre en culture et de les étudier
Donc vous avez toute une série comme ça de critères qui vont rentrer en ligne de compte et c'est pas forcement la couleur qui joue, certaines vont être très très bonnes pas forcement très très belles come celle ci par exemple, ces algues rouges sont très intéressantes meme si là, la culture est un peu dense.
On partage avec nos collègues dans dautres laboratories voir on transfère à des sociétés ou à des producteurs qui sont capables de mettre en culture ces algues et puis donner bien entendu une bio masse bien plus importante que celle que nous utilisons quand nous faisons simplement de la recherche.
L' Ifremer a donc transmis à l'industrie une partie de son savoir. Alpha Biotech est le leader Français de la production de micro algues. L'entreprise produit notemment de la spiruline à laquelle on attribue bien des virtues thérapeutiques., Plus discrètement dans ces bassins barbottent peut être les biocarburants du futur?
Olivier Lépine directeur de Alpha Biotech
Alors ici on a une bonne quinzaine de souches de micro algues qu'ont pu être mises en culture suivant les contrats qu'on a pu passer avec les différents industriels. En permanence on peut dire qu'on en a quatre à cinq en culture, c'est ce qu'on voit ici les différentes couleurs, les différentes souches correspondent à différentes micro algues.
Alors on a ici des cultures controlées à l'intérieur dans ce qu'on appelle des photo bioréacteurs, donc ici on est passé sur des volumes déjà nettement plus grands, on a quasiment une centaine de litres. On peut controler les paramètres de culture de façon assez fine, donc la temperature la quantité de lumière le PH de telle sorte qu'on va optimiser la production. Après cette étape de production, il va falloir séparer la micro algue de l'eau dans laquelle elle se développe. On est sur des cultures qui sont environ à 1 pour 1000, c'est à dire que pour 1 kilogramme d' algue on a 999 kilo d'eau.
Autant dire une aiguille dans une botte de foin, c'est l'un des gros problèmes aujourd'hui de la culture des micro algues, leur dillution très importante dans l'eau.
Il faut donc d'immenses étendues pour être rentables, Alpha Biotech éffectue des tests en extérieur.
Olivier Lépine
On a ici un bassin de production qu'on appelle un "Race Way" en forme de chemin de course qui est agité par une roue à aube ce qui permet d'avoir un mouvement equivalent à celui d'une vague donc on va avoir le courant plus un mouvement qui amène les micro algues vers la lumière et qui leur permet d'avoir l'énergie de la photo synthèse.
Alors avec un système come ça pour une micro algue robuste on va pouvoir avoir des rendements equivalent à 25 tonnes par hectare et par an ce qui est entre 3 et 5 fois plus que ce qu'on peut avoir sur des espèces agricoles classiques comme le blé ou le maîs dans nos regions.
Donc c'est déjà une productivité très intéressante.
Avec de tels rendements le transfert de technologie vers l'automobile est proche.
Peut-être 4 ou 5 ans selon les experts. Mais certains on déjà pris de l' avance c'est le cas de Solazyme en californie Ils sont les premiers a avoir fait rouler une voiture aux micro algues Pas peu fiers ils font leur pub sur internet.
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